La femme du roulier

PAROLES – Traditionnel (XIXe ?)

Il est minuit, la femme du roulier
S’en va de porte en porte, de taverne en taverne,
Pour chercher son mari, tireli, avec une lanterne. (bis)

« Madame l’hôtesse, où donc est mon mari? »
« Ton mari est ici, il est dans la soupente,
Il y prend ses ébats, tirela, avec notre servante. » (bis)

« Cochon d’ mari, pilier de cabaret,
Ainsi tu fais la noce, ainsi tu fais ripaille,
Pendant que tes enfants, tirelan, sont couchés sur la paille. » (bis)

« Et toi la belle, aux yeux de merlan frit,
Tu m’as pris mon mari, je vais te prendr’ mesure
D’une bonne culotte de peau, tirelo, qui ne craint pas l’usure. » (bis)

« Tais-toi, ma femme, tais-toi, tu m’ fais chier
Dans la bonne société, est-ce ainsi qu’on s’ comporte?
J’ te fous mon pied dans l’ cul, tirelu, si tu n’ prends pas la porte. » (bis)

« Pauvres enfants, mes chers petits enfants,
Plaignez votre destin, vous n’avez plus de père;
Je l’ai trouve couché, tirelé, avec une autre mère. » (bis)

« Il a raison, s’écrièrent les enfants,
D’aller tirer son coup, avec celle qu’il aime,
et quand nous serons grands, tirelan, Nous ferons tous de même. » (bis)

« Méchants enfants, sacrés cochons d’enfants »,
S’écrie la mère furieuse, et pleine de colère
« Vous serez tous cocus, tirelu, comme le fut votre père. » (bis)